Ré-apprendre à Respirer

J’ai découvert un magasine super intéressant ce week-end, alors qu’on faisait nos courses avec Mamour pour partir en vadrouille avec le van 😉  Un magasine vers lequel j’ai été attirée comme un aimant, certainement parce que son titre « Respire » se prêtait à ma quête, mon besoin du moment.

Mes amis, ma famille, mes collègues, en gros mon entourage proche me fait souvent remarquer que je vis à mille à l’heure. Je les épuise même parfois par mon emploi du temps qui n’en finit pas, par toutes les tâches que la plupart du temps je me fixe sans que personne ne m’ait rien demandé, et qui rythment mon quotidien, me générant souvent du stress, de l’énervement, un sentiment permanent d’inachevé, d’insatisfaction et de tension. Sentiment désagréable que je répercute aussi sur les gens qui m’entourent.

Je parle vite, beaucoup, j’ai plein d’idées qui fusionnent et l’envie de faire un tas de choses dans une seule et même journee. À cela, s’ajoute un désir de vouloir faire plaisir aux autres, de rendre service, d’aider, ce qui fait que mes tâches se dédoublent, et les listes n’en finissent plus. Je donne l’impression de toujours courir (et ce n’est pas qu’une impression), peut-être même d’être mal organisée.

Je dois avant tout l’accepter, je suis comme ça. Même si j’ai essayé de changer, et de travailler sur cette facette de ma personnalité, « chassez le naturel et il revient au galop ». J’ai enfin compris que je devais apprendre à vivre avec, arrêter de me défendre en faisant parfois preuve de mauvaise foi « Moi? Je ne suis pas du tout comme ça, je ne vois pas de quoi tu parles, biensur qu’il m’arrive de me poser et de ne rien faire « . Je me suis rendue à l’évidence: oui, je suis une hyper active, et je n’arrive pas à m’octroyer du temps pour moi sans culpabiliser, sans avoir cette impression de perdre du temps, et de ne pas assez profiter de tout.

Je sais que je ne suis pas la seule dans ce cas, et que parmi vous qui me lisez, il doit y en avoir qui sont comme moi ou d’autres aussi qui ont dans leur entourage une personne comme moi. Une personne à qui vous conseillez régulièrement de se calmer, de prendre le temps de « respirer ».

Je vais donc vous donner les mêmes conseils que ceux que je vais m’intimer de suivre pour cette rentrée de Septembre/Octobre (mieux vaut tard que jamais) car je suis sûre qu’ils sont porteurs de reusssite et de bien être au quotidien:

Levez le pied, prenez le temps de vous poser. Mais pas en allant sur les réseaux sociaux ou en regardant une série, car les écrans sont eux aussi sources de stress et de troubles du sommeil. Non, prenez un livre, un bain, faites une heure de relaxation, des micro sieste de 20 à 30min, une petite séance de yoga, octroyez-vous au moins 10min par jour pour vous recentrer sur vous, dans le calme le plus complet et ré-apprenez à « respirer ».

Calmez le jeu.

Rien n’est une question de vie ou de mort. La personne la plus dure avec vous-même, c’est vous. Alors, soyez indulgent, arrêtez de vous en demander trop, donnez-vous des objectifs réalisables et parfois pas d’objectif du tout. Apprenez à dire NON quand vous sentez que c’est trop et que vous ne pourrez pas contenter tout le monde sans vous oublier vous. Demandez-vous ce dont VOUS avez besoin, qu’est-ce qui VOUS fait du bien. Prenez pleinement conscience de ce qui vous entoure, de chaque moment sans les vivre à 100 à l’heure parce que votre journee n’est plus qu’un enchaînement de choses à faire, de gens à voir … Le temps passe vite certes mais ne le gâchez pas en en voulant tout faire car vous ferez mal, et votre entourage ne vous en sera pas reconnaissant pour autant, les gens que vous aimez auront l’impression d’être bâclés. Remettez à plus tard, même si on doit vous en vouloir mais au moins le jour où vous prendrez le temps, vous le prendrez vraiment.

Quand j’écris cet article, il est 9H30 du matin, je suis assise à une table de pic-nique en pleine nature, dans le silence le plus complet, sous les pins alors que le soleil grimpe doucement mais surement dans le ciel, pendant que Mamour dort encore dans le Van. Je lis et je me pose, j’écris. Cela fait très longtemps que je n’avais pas pris le temps de couper, d’observer, de me recentrer sur moi.  Cela fait un bien fou.

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Se déconnecter pour mieux se retrouver.

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Voyager en van – la liberté avant tout –

Quand j’ai quitté l’Irlande pour partir 6 mois en sac à dos, je ne savais pas encore que cela allait changer ma vision et ma façon de voyager.  La fièvre et le besoin de voyage, ça, je l’avais déjà. Acquis secrètement et sans que je ne le vois venir, lors de mon premier long voyage en sac à dos (1 mois) en Inde, avec ma meilleure amie.

J’ai découvert qu’il y avait deux manières de vivre ses séjours à l’étranger: voyager ou partir en vacances. Je trouve (et cela n’engage que moi), que ce n’est pas la même chose de découvrir un pays depuis son hôtel 4 étoiles, tout confort, avec piscine et espace détente; que de l’explorer, en allant de Guesthouse en Guesthouse, parfois chez l’habitant, sans réserver en avance quoi que ce soit, juste en se laissant porter par l’aventure et le goût du risque.

Je sais pour avoir partagé mes souvenirs de voyage avec des adeptes d’hôtels, que nous n’avons pas la même histoire à raconter. Ce n’est pas une critique, simplement un constat. Pour moi, ce n’est pas cela que j’appelle « voyager » à proprement parler, avec toutes les dimensions que cela comporte et qui font de chacun de ces trips une aventure à part entière, unique et dont vous vous rappellerez toute votre vie car elle va vous transformer.

En Australie, j’ai encore expérimenté une nouvelle façon de voyager en achetant un van aménagé pour explorer en toute liberté, et au grès de mes envies, ce magnifique pays et tous ses trésors. Comme il fait toujours beau là-bas et que les extérieurs publics sont super bien pensés et conçus pour les « backpackers » (=voyageurs en sac à dos), nous n’avons même pas eu besoin d’un van dans lequel il était possible de manger à l’intérieur. Juste un lit, quelques rangements et équipements, cela suffisait amplement à profiter pleinement de notre nouvelle vie nomade.

 

 

J’ai pris goût à ce sentiment de pouvoir faire ce que je veux où je veux, dormir dans les meilleurs spots (lesquels, dans un hôtel, auraient coûté les yeux de la tête), être au plus proche de la nature, des éléments ; rencontrer d’autres personnes de cette même « communauté » car il y’a une réelle fraternité et solidarité entre voyageurs de van. On s’échange les bons tuyaux (où trouver de l’eau, des douches ou toilettes publics, est ce que des « Rangers » – policiers australiens – sont dans le coin pour vous déloger une fois la nuit tombée …), on se raconte nos histoires de vie et parfois on se lit même d’amitié.

 

Quand je suis rentrée en France, cela me manquait terriblement. Déjà, lorsque j’ai du me séparer de mon van en Australie, j’en ai pleuré comme une vraie madeleine à l’aéroport tellement c’était dur de le voir partir aux mains d’autres personnes. Je me consolais en me disant que c’était à leur tour maintenant de vivre leur aventure et que bientôt, j’aurai un van aussi, en France. Et c’est ce que j’ai fait. Dès que j’ai trouvé un travail et décroché mon CDI, avant de penser à acheter un appartement ou une maison, me marier ou faire un enfant, j’ai acheté mon premier van (enfin second techniquement en comptant celui de l’Australie).

 

 

J’ai eu peur de ne pas faire les bons choix, car c’est tout de même un budget il faut le savoir. C’est un bel investissement mais ça ne doit en aucun cas être un frein car la liberté ne s’achète pas et puis à la revente ça ne décote pas d’un poil. J’avais peur d’être transportée par l’euphorie de l’Australie et qu’une fois en France rien ne soit plus pareil, que les choses ne s’y prêtent plus aussi bien. Que ce ne soit qu’un  caprice qui finirait au fond du garage, ne sortant que pour de rares occasions, une fois notre France retrouvée, telle qu’on la connaît avec son lot de contraintes et d’interdits …

Il n’en fut rien ! Bien au contraire ! L’une des plus belles décisions de ma vie ! Dès qu’un rayon de soleil se profile à l’horizon, pas besoin d’aller loin, parfois il suffit d’aller à une heure de chez nous pour sentir la déconnection. Juste une nuit ou deux au bord de la mer, et c’est comme si nous étions partis une semaine.  Les premières fois, on perd un peu de temps à préparer les affaires et à mettre tout ce qu’il faut dans le van (eau, liquide vaisselle, papier toilette, couverts …) jusqu’à ce que tout soit en double et que l’on ait plus qu’à préparer nos affaires perso, choisir une destination et à partir! Maintenant on peut dire qu’on est toujours prêts, comme les scouts !!! Prêts à embarquer pour de nouvelles aventures.

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Plus de contraintes horaires, ni de lieux, ni de rien du tout ! Juste une belle contrainte que celle de trouver un super spot où passer la nuit, souvent au bord d’une rivière, en pleine nature, seuls … à regarder les étoiles, en sirotant une bonne bouteille de vin et en discutant jusqu’à pas d’heure, de tout et de rien mais surtout de tout ! À s’endormir bercés par les bruits du vent dans les feuilles, de l’eau qui coule, et des cigales qui chantent pour nous aider à trouver le sommeil …  à se réveiller au chant des oiseaux, et des bruits de la nature qui doucement sort de son lit. La vie reprend alors son cours autour de nous, les premiers rayons du soleil réchauffe le van doucement et c’est tout naturellement que l’on se réveille tôt et avec la soif de découvrir encore plein de choses.

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La journée on roule, parfois peu, parfois beaucoup mais on ne s’en rend même pas compte car ne prenant pas l’autoroute, même rouler c’est déjà voyager ! On s’arrête, on prend des photos, on profite …

En plus il faut dire que nous avons un pays qui, par tout ce qu’il a à nous offrir en terme de diversité (de décor, de nourriture, de cultures…), se prête d’autant plus à ce mode de voyage. La France est belle et riche de beautés naturelles, c’est toujours un plaisir et une fierté quelque part de les découvrir. Chaque région ayant sa spécificité, sa spécialité culinaire, ses villages classés, autant de trésors cachés qui ne demandent qu’à être trouvés.  Je ne peux plus répondre aux questions « vous partez où ce wd? » « vous partez où en vacances? » car bien souvent je ne sais pas et cela se décide au dernier moment, en fonction de la météo car nous suivons généralement le soleil (c’est toujours mieux !!). Il nous est même déjà arrivé de partir et en cours de route de changer d’avis pour une autre destination.

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Quand on y a goûté, il est difficile de voyager autrement. Vous verrez, laissez vous tenter si ce n’est pas déjà le cas, vous ne pourrez plus vous en passer !

En même temps, qui pourrait se passer du bonheur d’être libre ?