Pourquoi j’aime utiliser Airbnb

Il y’a encore quelques années, très peu de gens savaient ce qu’était Airbnb. Aujourd’hui, cette plateforme de voyage pas comme les autres, attire beaucoup l’attention. Des voyageurs, mais pas que, de l’Etat aussi et surtout des services hôteliers qui se sentent menacés. Mais là, il s’agit d’un autre débat et, vous l’aurez compris, ce n’est pas ici le sujet!

Sur Airbnb vous pouvez être inscrit en tant qu’ « Hôte » ou en tant que « Guest », ou les 2. Si vous êtes Hôte, cela signifie comme, son nom l’indique, que vous acceptez de laisser une de vos chambres à disposition pour accueillir des étrangers chez vous qui souhaiteraient découvrir votre ville, votre région ou plus globalement votre pays. Si vous êtes Guest, c’est à votre tour d’aller chez des locaux pour bénéficier d’un tarif plus avantageux et de conseils hors pair pour explorer les lieux avec des avis de personnes qui connaissent vraiment bien l’endroit que vous souhaitez découvrir.

Je me suis inscrite sur Airbnb pour la première fois en tant qu’Hôte, alors que je vivais à Dublin et qu’un ami à moi ne cessait de m’en vendre les mérites (surtout financiers pour sa part). En ce qui me concernait, j’étais venue à Dublin dans le but d’améliorer mon anglais, ce qui n’était pas vraiment le cas, parce que je ne côtoyais que des français et ma peur de « mal dire », de « mal faire », me paralysait complètement. Compliqué donc de progresser avec cet état d’esprit! Je me suis donc dis qu’accueillir des étrangers chez moi allait forcément me sortir de ma zone de confort et me forcer à communiquer autrement qu’en français pour me faire comprendre et pour échanger avec eux. S’est ensuite ajouté à cela l’avantage d’arrondir les fins de mois et de surtout pouvoir mettre de côté pour notre projet, qui était à l’époque de partir 6 mois à un an en voyage autour du monde en amoureux.

Je l’ai ensuite expérimenté ici à Bordeaux et puis au cours de mes voyages en tant que Guest (=invité) et j’ai tout autant aimé.

Je vous le dis tout de suite, si vous envisagez Airbnb, seulement d’un aspect financier, vous le vivrez clairement comme une contrainte. Si l’argent est votre motivation première et que vous n’avez pas une tendance naturelle à vous ouvrir facilement aux autres, à vous intéresser à d’autres cultures, d’autres modes de vie, vous allez détester faire Airbnb chez vous et voyager en utilisant Airbnb également. Car quand vous ne louez pas un logement entier, il vous faut faire la conversation!! Oui, être sociable quoi! Ce qui peut s’avérer parfois très dur, surtout pour les français… désolé, mais c’est vrai!! 😉

La plupart du temps, quand je parle à mon entourage du fait que je suis sur Airbnb et que j’accueille avec plaisir des inconnus chez moi, la réaction est souvent l’incompréhension totale de faire une telle chose. Mais pourquoi s’infliger cela ??? Comment est ce que je peux accepter de faire rentrer des étrangers dans MA maison, dormir dans MA chambre d’ami, utiliser MA salle de bain, MES toilettes … etc..  Je pense qu’en bougeant beaucoup comme je l’ai fait, en sortant de nombreuses fois de ma zone de confort, en prenant goût aux voyages, aux conditions parfois extrêmes et en ayant déménagé déjà pas mal de fois, je n’ai pas ce rapport si fusionnel et possessif envers le lieu où je vis. Bien sur que j’aime mon appartement, mon home-sweet-home. Je m’y sens bien, je suis chez moi, c’est mon cocon. Mais je n’ai pas de mal à le partager.  A y voir évoluer d’autres personnes même si je ne les connais pas. Je n’ai pas l’impression que l’on viole mon intimité ou que l’on entre dans mon jardin secret. Je vois plus cela comme un échange, un partage, et je reste convaincue que c’est en s’ouvrant aux autres et à ce qu’ils ont à vous offrir (de très bon et parfois de moins bon),  qu’on grandit mieux, de manière plus équilibrée.

Je vous l’avoue sans complexe, jamais je n’aurai pensé un jour avoir autant de facilité à ouvrir les portes de chez moi. Que l’on vienne chez moi à l’improviste était impensable, j’aspirais plus que tout à ma tranquillité et au fait de pouvoir décider qui venait et quand. Mais aujourd’hui, je suis bien plus heureuse de ne plus être si attachée à défendre mon territoire et à au contraire, vouloir le faire découvrir à d’autres personnes.

Airbnb, ce sont des chemins qui se croisent, des parcours de vie différents et tous aussi intéressants, qui un jour se rencontrent autour d’un séjour chez vous. On discute, on rigole, on échange, on se fait même parfois de véritables amis. Et c’est pour toutes ces belles raisons que je ne regrette absolument pas d’avoir tenté l’expérience et d’avoir atteint il y a peu le grade de « Super Hôte » avec plus de 50 adorables commentaires à notre actif et de magnifiques rencontres plein le coeur.

Bien entendu, je ne dis pas que je n’ai jamais eu de mauvaises expériences. Comme partout, il y a toujours son lot de mauvaises surprises, mais elles sont vraiment infimes par rapport à toutes les autres choses positives que Airbnb m’a apporté.

Airbnb c’est faire preuve d’ouverture d’esprit avant tout, de permettre aux humains dans le monde de s’ouvrir davantage les uns aux autres, de comprendre que par le partage on évolue mieux et plus loin.

Pour la petite anecdote alors que j’étais encore à Dublin, Airbnb était encore très peu connu et commençait tout juste à bien se développer en Europe. Elle en était encore au stade familial et convivial d’une Start Up où tout reste à faire. Je reçois une demande d’hébergement sur mon profil Airbnb, de la part d’un américain, avec un profil hyper complet qui montre qu’il reçoit beaucoup mais qu’il visite aussi énormément avec Airbnb. Il nous avait contacté en nous demandant d’accepter sa venue pour le jour même. Le soir au cours de la discussion, nous apprenons qu’il s’agit d’un manager d’Airbnb, venu des Etats Unis pour piloter les nouveaux bureaux le temps de recruter de nouvelles personnes pour s’en charger. Encore une fois, rencontre au top, une belle personne avec qui nous avons gardé contact.

N’hésitez pas à utiliser ce lien pour créer votre compte sur Airbnb et vous gagnerez 35€ de réduction pour votre premier voyage 😉

http://www.airbnb.fr/c/emartin2

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Voyager en van – la liberté avant tout –

Quand j’ai quitté l’Irlande pour partir 6 mois en sac à dos, je ne savais pas encore que cela allait changer ma vision et ma façon de voyager.  La fièvre et le besoin de voyage, ça, je l’avais déjà. Acquis secrètement et sans que je ne le vois venir, lors de mon premier long voyage en sac à dos (1 mois) en Inde, avec ma meilleure amie.

J’ai découvert qu’il y avait deux manières de vivre ses séjours à l’étranger: voyager ou partir en vacances. Je trouve (et cela n’engage que moi), que ce n’est pas la même chose de découvrir un pays depuis son hôtel 4 étoiles, tout confort, avec piscine et espace détente; que de l’explorer, en allant de Guesthouse en Guesthouse, parfois chez l’habitant, sans réserver en avance quoi que ce soit, juste en se laissant porter par l’aventure et le goût du risque.

Je sais pour avoir partagé mes souvenirs de voyage avec des adeptes d’hôtels, que nous n’avons pas la même histoire à raconter. Ce n’est pas une critique, simplement un constat. Pour moi, ce n’est pas cela que j’appelle « voyager » à proprement parler, avec toutes les dimensions que cela comporte et qui font de chacun de ces trips une aventure à part entière, unique et dont vous vous rappellerez toute votre vie car elle va vous transformer.

En Australie, j’ai encore expérimenté une nouvelle façon de voyager en achetant un van aménagé pour explorer en toute liberté, et au grès de mes envies, ce magnifique pays et tous ses trésors. Comme il fait toujours beau là-bas et que les extérieurs publics sont super bien pensés et conçus pour les « backpackers » (=voyageurs en sac à dos), nous n’avons même pas eu besoin d’un van dans lequel il était possible de manger à l’intérieur. Juste un lit, quelques rangements et équipements, cela suffisait amplement à profiter pleinement de notre nouvelle vie nomade.

 

 

J’ai pris goût à ce sentiment de pouvoir faire ce que je veux où je veux, dormir dans les meilleurs spots (lesquels, dans un hôtel, auraient coûté les yeux de la tête), être au plus proche de la nature, des éléments ; rencontrer d’autres personnes de cette même « communauté » car il y’a une réelle fraternité et solidarité entre voyageurs de van. On s’échange les bons tuyaux (où trouver de l’eau, des douches ou toilettes publics, est ce que des « Rangers » – policiers australiens – sont dans le coin pour vous déloger une fois la nuit tombée …), on se raconte nos histoires de vie et parfois on se lit même d’amitié.

 

Quand je suis rentrée en France, cela me manquait terriblement. Déjà, lorsque j’ai du me séparer de mon van en Australie, j’en ai pleuré comme une vraie madeleine à l’aéroport tellement c’était dur de le voir partir aux mains d’autres personnes. Je me consolais en me disant que c’était à leur tour maintenant de vivre leur aventure et que bientôt, j’aurai un van aussi, en France. Et c’est ce que j’ai fait. Dès que j’ai trouvé un travail et décroché mon CDI, avant de penser à acheter un appartement ou une maison, me marier ou faire un enfant, j’ai acheté mon premier van (enfin second techniquement en comptant celui de l’Australie).

 

 

J’ai eu peur de ne pas faire les bons choix, car c’est tout de même un budget il faut le savoir. C’est un bel investissement mais ça ne doit en aucun cas être un frein car la liberté ne s’achète pas et puis à la revente ça ne décote pas d’un poil. J’avais peur d’être transportée par l’euphorie de l’Australie et qu’une fois en France rien ne soit plus pareil, que les choses ne s’y prêtent plus aussi bien. Que ce ne soit qu’un  caprice qui finirait au fond du garage, ne sortant que pour de rares occasions, une fois notre France retrouvée, telle qu’on la connaît avec son lot de contraintes et d’interdits …

Il n’en fut rien ! Bien au contraire ! L’une des plus belles décisions de ma vie ! Dès qu’un rayon de soleil se profile à l’horizon, pas besoin d’aller loin, parfois il suffit d’aller à une heure de chez nous pour sentir la déconnection. Juste une nuit ou deux au bord de la mer, et c’est comme si nous étions partis une semaine.  Les premières fois, on perd un peu de temps à préparer les affaires et à mettre tout ce qu’il faut dans le van (eau, liquide vaisselle, papier toilette, couverts …) jusqu’à ce que tout soit en double et que l’on ait plus qu’à préparer nos affaires perso, choisir une destination et à partir! Maintenant on peut dire qu’on est toujours prêts, comme les scouts !!! Prêts à embarquer pour de nouvelles aventures.

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Plus de contraintes horaires, ni de lieux, ni de rien du tout ! Juste une belle contrainte que celle de trouver un super spot où passer la nuit, souvent au bord d’une rivière, en pleine nature, seuls … à regarder les étoiles, en sirotant une bonne bouteille de vin et en discutant jusqu’à pas d’heure, de tout et de rien mais surtout de tout ! À s’endormir bercés par les bruits du vent dans les feuilles, de l’eau qui coule, et des cigales qui chantent pour nous aider à trouver le sommeil …  à se réveiller au chant des oiseaux, et des bruits de la nature qui doucement sort de son lit. La vie reprend alors son cours autour de nous, les premiers rayons du soleil réchauffe le van doucement et c’est tout naturellement que l’on se réveille tôt et avec la soif de découvrir encore plein de choses.

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La journée on roule, parfois peu, parfois beaucoup mais on ne s’en rend même pas compte car ne prenant pas l’autoroute, même rouler c’est déjà voyager ! On s’arrête, on prend des photos, on profite …

En plus il faut dire que nous avons un pays qui, par tout ce qu’il a à nous offrir en terme de diversité (de décor, de nourriture, de cultures…), se prête d’autant plus à ce mode de voyage. La France est belle et riche de beautés naturelles, c’est toujours un plaisir et une fierté quelque part de les découvrir. Chaque région ayant sa spécificité, sa spécialité culinaire, ses villages classés, autant de trésors cachés qui ne demandent qu’à être trouvés.  Je ne peux plus répondre aux questions « vous partez où ce wd? » « vous partez où en vacances? » car bien souvent je ne sais pas et cela se décide au dernier moment, en fonction de la météo car nous suivons généralement le soleil (c’est toujours mieux !!). Il nous est même déjà arrivé de partir et en cours de route de changer d’avis pour une autre destination.

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Quand on y a goûté, il est difficile de voyager autrement. Vous verrez, laissez vous tenter si ce n’est pas déjà le cas, vous ne pourrez plus vous en passer !

En même temps, qui pourrait se passer du bonheur d’être libre ?