L’échappée Belle …

L’échappée Belle …. Magnifique film.
La maladie, la vieillesse, la culpabilité, la souffrance, la peur de la mort, le voyage, la famille, l’amour, le passé, les souvenirs, la mémoire, la liberté, les secrets inavoués, les rencontres … Ce film traite de tous ces sujets, d’une manière remarquablement habile.

J’ai versé ma larme car je suis une angoissée de ce qui nous attend à la fin de notre vie. Je voudrai ne jamais mourir. J’ai parfois l’impression d’être la seule à prendre pleinement conscience du temps qui passe. Ce qui explique que je veuille toujours être en action: faire, découvrir, agir! J’en ai pris conscience dès mon plus jeune âge, quand d‘autres ne le réalisent jamais vraiment; cela m’a toujours terrorisée car j’ai le sentiment que je n’aurai jamais le temps de tout faire, de vivre mes rêves, de découvrir le monde entier, de profiter de chaque instant.

Ce film est un beau message pour comprendre qu’il n’est jamais trop tard et qu’il faut surtout bien choisir la personne qui vous accompagnera tout au long de ce voyage qu’est la vie. Quelqu’un qui rendra cette aventure encore plus belle, et qui fera que malgré les embûches, les difficultés rencontrées, la vie vaille la peine d’être vécue. Trouver quelqu’un qui vous comprenne, qui vous écoute sans vous juger, qui sait tout de vous mais qui vous aime quand même, quelqu’un qui sera là coûte que coûte, quelqu’un qui vous fait rire, qui vous rend heureux, qui fait de votre quotidien une fête, quelqu’un sans qui tout vous semblerait si terne, si fade, que s’il n’existait pas vous voudriez l’inventer. Une vie c’est court mais c’est tout de même assez long pour prendre le temps de trouver ce quelqu’un.

Ce long métrage, c’est un amour inconditionnel entre deux personnes âgées, plus proches de la fin de leur vie que du début. Pendant longtemps, j’ai eu peur des personnes d’un certain âge. Je sais, c’est ridicule, peut-être même difficile à comprendre, et pourtant… Je n’ai pas connu mes deux grands-mères, je n’ai connu qu’un seul de mes grands-pères et seulement jusqu’à mes 16 ans. J’ai toujours envié les personnes de mon entourage qui pouvait revenir dans leur souvenir d’enfance où leurs grands parents avaient toute leur place. Ces personnes vieilles, et bienveillantes, porteuses d’histoires et de sagesse. En tout cas c’est ainsi que j’aime à les imaginer.

En grandissant, sans que je le veuille spécialement et que je fasse les choses pour, elles ont commencé à me toucher d’une façon particulière. Je ne peux m’empêcher de ressentir de la tristesse, de la nostalgie lorsque je les croise seules dans la rue ou lorsque je me surprends à les observer à travers leurs fenêtres. J’ai cette sensation, ce sentiment qu’elles sont abandonnées, que leurs familles leur ont tourné le dos pour vaquer à leurs propres occupations, happées par leur quotidien et le tourbillon de la vie. J’ai envie de leur parler, de leur poser des questions, de savoir de quoi elles se souviennent, ce qu’elles regrettent, quels conseils elles voudraient me donner pour que je puisse reposer en paix le jour venu. J’ai envie de leur sourire, de leur apporter un peu de soleil, de leur dire que tout va bien se passer, que ça va aller alors qu’en vrai je n’en sais fichtrement rien du tout ! Je me pose d’ailleurs parfois la question, de l’après. Lorsque cela m’arrive, ça me fait prendre conscience que nous ne sommes rien sur cette terre. Nous avons un début et inexorablement une fin, alors autant choisir d’écrire l’histoire, SON histoire, de la meilleure façon qui soit. En respectant l’autre, en se respectant soi-même, en donnant, en partageant, en vivant tout simplement.

Je le dis souvent, mais je le pense si fort : la vie est courte !

Voyez les choses en adoptant un nouvel angle de vue, prenez le temps de vous poser les bonnes questions. Il n’y a rien de pire que se laisser porter et de se réveiller un jour en se demandant qu’est-ce qu’on fait là. A quel moment vous avez commencé à vous éloigner de vous-même, à quel moment vous avez commencé à vous perdre? Il n’est jamais trop tard. Mais vous disposerez juste de moins de temps pour accomplir ce qui vous tiens à cœur et ce qui vous rend heureux.
Si une route ne vous semble pas être la bonne, si vous avez l’impression d’avancer à contre-courant, n’y allez pas. Faites demi-tour, personne ne vous jugera, et ceux qui le feront n’ont rien à faire auprès de vous.

Pensez à visualiser votre futur, ce que vous aimeriez qu’il soit, où vous vous voyez dans quelques années, et demandez-vous si le chemin que vous avez emprunté jusque-là vous y mène bien. Si ce n’est pas le cas, il est encore temps de vous demander pourquoi ? Pourquoi vous êtes là aujourd’hui ? Est-ce que c’est vous qui l’avez décidé ? Ne prenez pas peur si vous réalisez que vous n’avez rien vu arriver, que vous avez juste suivit le cours des choses et que c’est là où il vous a mené. Si vous êtes heureux c’est tout ce qui compte. Si vous ne l’êtes pas avec ces choix, alors faites-en d’autres.
C’est votre vie, elle vous appartient, elle est précieuse et il faut en prendre soin.

Un jour, vous ne pourrez plus que regarder en arrière et se serait dommage qu’il n’y ait à ce moment-là que des regrets qui vous viennent en tête, non ? Choisissez de peupler votre vie de belles images, de moments merveilleux, de rires, de joie et de partages, ça sera toujours plus sympa à se remémorer !! 😉

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Dunkerque

Je vous l’avoue, je n’étais pas particulièrement attirée par ce film. Les films de guerre ce n’est pas vraiment mon truc (hormis Pearl Harbor mais qui en réalité relate plus une histoire d’amour qu’une histoire de guerre). Je me suis laissée convaincre alors que les gens qui me connaissent savent que je ne suis pas très bonne en histoire tout comme en géographie 😉 J’en apprends tous les jours davantage, c’est l’avantage.

Ce film raconte brillamment cette bataille menée par les français et les anglais, alors sur place, contre les Allemands pendant la guerre de 1939-1945. L’armée britannique sur le sol français avait décidé de battre en retraite et de rapatrier ses hommes à la maison. Seulement les Allemands en avait décidé autrement. Contraignant les anglais à quitter la France en les poussant dans leurs derniers retranchements, sur les plages de Dunkerque, mais tout en les empêchant de partir en bombardant les armées sur le sable et les bateaux prêts au départ.

Un cauchemar éveillé, voilà ce que j’ai ressenti tout au long de ce film où à chaque fois que l’on se croit tiré d’affaire et que l’espoir renaît, une nouvelle attaque de l’ennemi s’abat sur nous. Sans relâche, les allemands sont partout: sous-marins, torpilles, bombardements venus du ciel, attaques depuis le sol… C’est une lutte sans merci pour tenter de sauver sa vie.

En haleine pendant 1h46 de film, vous ne verrez pas le temps passer. Vous vous attacherez aux personnages, que vous voudrez plus que tout voir vivre et s’en sortir. Vous sursauterez sur votre siège presque toutes les dix minutes (je pense que mon voisin de droite a cru être dans un simulateur plutôt que dans un cinéma avec moi à côté). Vous verserez peut être votre larme en vous sentant touché par ces destins tragiques d’héros de guerre, ces jeunes soldats dont l’avenir était grand et qui ont payé de leur vie pour sauver les nôtres. Dans tous les cas, vous ne resterez pas insensible à ce morceau d’histoire.

Très bon film à vous!