NYC, Chapter Two

DAY 4. UPPER EAST&WEST SIDE, EAST&WEST VILLAGE, GREENWICH VILLAGE, CHELSEA – High Line – Chelsea Market – Times Square – Grand Central Terminal – Park Avenue – Lafayette

Aujourd’hui, le soleil est timide et se cache derrière les nuages, au moins il ne pleut pas et les températures sont clémentes. Mes chaussures n’ont pas résisté à la journée d’hier, elles sont encore toutes humides, et en plus de ça, elles ont déteint! Qu’à cela ne tienne, je vais pouvoir étrenner ma toute nouvelle acquisition! Pas forcément très féminin de se balader avec des chaussures de tennis mais bon, elles sont quand même super belles! 😉

C’est reparti pour une belle journée de marche à travers NYC. Pour cette balade, on opte pour la « technique du serpent », et c’est ainsi que l’on sillonne la ville en zigzaguant avec cette impression de n’en perdre aucune miette. Nous passons par Little Italie, qui avec le temps perd de plus en plus de son ampleur, au profit de China Town, qui ne cesse de s’étendre et de gagner du terrain. Nous rejoignons ainsi ce que l’on appelle East Village, un petit peu plus désaffecté, des tags décorent les murs de leurs couleurs criardes, de grandes avenues moins fréquentées que dans d’autres parties de la ville (ou bien c’est parce qu’il est encore très tôt) donnent une sensation de ville-fantôme. J’aperçois les célèbres bus d’école et, encore une fois, cela me transporte dans l’univers du cinéma. Des bars de bikers et de fans du Rock&Roll pleuvent sur les trottoirs. A première vue, ce n’est pas la partie de la ville que je préfère mais elle est intéressante à voir. Tout est intéressant à voir de toutes façon, à NYC.

C’est parti pour West Village, en passant par le charmant et cosy Greenwich Village, où je me fais un point d’honneur d’aller prendre une photo devant le célèbre appartement de Carrie Bradshaw dans le sitcom Sex&the City, une spéciale dédicace à ma soeur qui était complètement fan de cette série. Je ne suis pas la seule à connaître l’adresse, et je vois que c’est devenu un endroit touristique à part entière, où beaucoup d’autres personnes viennent se prendre en photo. Le propriétaire des lieux, sans doute agacé par tous ces vas-et-viens de curieux et de photographes en herbe, a imposé ses règles: pas de flash, interdiction de s’assoir sur les marches, et une boîte aux lettres demandent gentiment de laisser de l’argent pour une association s’occupant des animaux abandonnés. Je respecte scrupuleusement toutes les consignes, tandis que d’autres réveillent le monstre qui ne tarde pas à sortir de sa tanière (et de ses gongs) demandant d’arrêter de flasher sa maison!

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J’adore Greenwich Village, cela porte bien son nom car ce quartier a vraiment l’allure d’un village et est super joli, très coquet. Les façades de maison sont bien entretenues, des parterres de fleurs de toutes les couleurs, des plantes grimpantes, et même des « chaussettes d’arbres  » (oui oui, voir plus bas en photos), donnent un caractère tranquille et un peu hippy à cette partie de la ville. Nous aurons l’occasion d’y retourner et d’en profiter davantage dans les jours qui suivent.

Nous remontons jusqu’à Chelsea où nous découvrons la High Line. Il s’agit d’une ancienne ligne de train (de 2,3km) passant au-dessus de la ville, qui a été longtemps désaffectée et qui aujourd’hui a été réhabilitée pour en faire un chemin pédestre au-dessus de la ville. On y a planté de la pelouse, des fleurs et disposé des bains de soleil en tech, des bancs, et quelques esplanades. L’occasion de profiter de belles vues sur la ville, et de surplomber Chelsea, au gré des jardins suspendus. Tout autour de cette route dans le ciel, poussent des buildings de luxe, et telle une compétition rondement menée, on perçoit que les promoteurs s’en donnent à coeur joie et que c’est à celui qui aura la plus belle façade d’immeuble. Mamour me dit qu’à l’époque où il séjournait à NYC, ce chemin pédestre existait déjà mais n’avait as été autant développé d’un point de vue marketing, et que c’est semble-t’il devenu une vraie attraction touristique à part entière à ce jour. Nous la parcourons jusqu’à son terme avant de revenir sur nos pas pour nous perdre dans Chelsea Market. Faîtes attention aussi aux faux moines bouddhistes qui sévissent tout particulièrement sur cette ancienne ligne de chemin de fer. Ne leur donnez pas d’argent, il s’agit d’une arnaque et de nombreuses campagnes publicitaires vous alertent sur le sujet dans les rues de NYC. Je vois de nombreux touristes se faire avoir, et leur donner de l’argent contre des petites cartes dorés, porte-bonheur ou autre…

Chelsea Market est une fourmilière de StreetFood. Aux pieds de la High Line, dans un grand entrepôt réaménagé pour l’occasion, je déambule au milieu de stands de nourriture à emporter, de restaurants chinois, indiens, italiens… , d’épiceries du monde… Vous trouverez forcément votre bonheur ici, pour la grande joie de vos papilles. La foule se bouscule le long d’un large et long couloir unique, autour duquel se greffe chacun des différents stores. Nous optons pour de l’italien à emporter, et nous ressortons de cette jungle pour profiter de quelques rayons du soleil dans un parc tout proche de Chelsea Market. Une pause bien méritée après ces premières heures de marche. Je suis toute excitée car je sais déjà ce qui m’attend juste après… l’une des choses qui me tardait le plus de voir à NYC … J’ai dénommé, le grand, le majestueux, « The crazy one »: Times Square!

Plus on approche de Central Parc, et plus le décor change, il est plus chic, plus riche, plus luxieux. Les fréquentations ne sont pas les mêmes, les restaurants et les bars non plus. Une nouvelle facette encore qui s’offre à nous. Cette ville est vraiment surprenante, à chaque jour elle apporte son nouveau lot de surprises. Si une ville pouvait être qualifiée de schizophrène, ce serait sans aucun doute NYC.

J’ai comme fait durer le plaisir en ne découvrant pas Times Square dès mes premiers instants à NYC. Pour tout vous dire, j’ai quelques lieux qui me tiennent vraiment à coeur de découvrir ici: Times Square, Central Park, la vue depuis The Empire State Building et Coney Island. J’y pense le soir en fermant les yeux et j’ai hâte de les voir! Parfois, j’ai même peur d’être déçue, de les avoir imaginé plus grands, plus beaux, plus typiques qu’ils ne le seraient en vrai. En fait, c’est tout le contraire. Lorsque j’aperçois les premières enseignes lumineuses qui font de Times Square cet endroit si spécial, mon coeur se met à battre plus vite, je souris si fort que j’en ai mal à la mâchoire, je voudrais me bander les yeux jusqu’à arriver au coeur de la place, faire tomber le masque et me laisser tourbillonner au milieu de la foule jusqu’à en avoir le vertige de toutes ces lumières, ces publicités, ces écrans géants, ces chaînes de Fast Food, ces affiches de cinéma, de théâtres, de comédies musicales…

Je ne sais plus où donner de la tête. J’en perds la notion du temps. Je prends des photos, je n’arrête pas. Je veux capturer chaque instant de ce moment magique. Je rêve d’aller dans beaucoup d’endroits dans le monde, il faut le savoir. Je suis intarissable sur le sujet dès qu’il s’agit d’établir une liste de tous ces endroits que je veux découvrir avant de mourir. Les Etats-Unis, et NYC en particulier, étaient au top de ma liste. J’ai 31 ans, et j’en ai toujours rêvé. Ca commençait à faire long! Et aujourd’hui, ça y’est, j’y suis, enfin!

Je me force à en prendre pleinement conscience, car trop souvent, on bâcle les choses. On désire très très fort, et lorsque l’on obtient l’objet de nos désirs, on ne sait pas en profiter. Car il y a toujours autre chose que l’on désire ensuite. Pourtant, c’est cet instant, l’instant présent, le plus magique, le plus précieux, celui qui restera à jamais graver dans votre mémoire, dans votre coeur. Je sais que je reviendrai. Au cour de ce même séjour bien sur, mais de manière plus générale, au cour de ma vie. Je reviendrai à NYC. Mais la vie m’a aussi appris à vivre chaque instant comme le dernier, car même si je m’efforce de rester toujours positive, on on ne sait tout de même pas de quoi demain est fait. Alors, je profite, de l’instant présent, et je savoure tout. J’ai l’impression d’être dans le film « Chéri, j’ai rétrécis les gosses », je suis comme une petite souris dans un monde bien trop grand pour elle. A chaque seconde, je m’attends à me faire attraper par une main de géant qui me déplacerait à sa guise dans ce centre ville imaginé de toutes pièces. C’est tellement gigantesque que c’en est indescriptible. C’est complètement fou cette concentration d’autant de publicités en un seul et même endroit, et c’est ce qui en fait un lieu unique et incomparable dans le monde entier. Vous chercher une définition de la démesure? La voici! C’est Times Square! 😉 Les américains sont vraiment dingues quand on y pense! Mais c’est pour ça aussi qu’on les aime! Pour cette folie qui leur est propre! Et qu’on leur envie même parfois!

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En redescendant du côté Est de la ville,  je me fais un petit plaisir personnel, que saurons certainement apprécier les fans de Gossip Girl, en passant par le Palace et Grand central Terminal. Le premier est un hôtel de luxe (dans lequel résidait Chuck Bass dans la série Gossip Girl), le second est une magnifique gare (qui ressemble à tout sauf à une gare, et où l’on apercevait Serena dans le premier épisode de la série). Bon, hormis le fait que s’y sont dérouler des scènes cultes de cette série que j’ai adoré dans ma jeunesse, ce sont deux endroits particulièrement beaux, et luxueux surtout.

Dans cette partie de la ville, les tenues street-décontractées-chics, ont laissé place aux costumes-cravates pour Messieurs et aux tailleurs pour Mesdames. Ca court plus que ça ne marche, ça parle au téléphone, au main libre, à toute vitesse, ça veut traverser alors que ce n’est pas encore son tour, ça se bouscule, ça se croise sans se voir… Je ressens une énergie puissante, c’est comme observer derrière une vitre tellement je me sens en décalage avec tous ces gens qui sortent des buildings, à la recherche d’un taxi pour les ramener chez eux. Nous avons la sensation d’aller à l’encontre de la foule, comme nageant à contre-courant au milieu de cette course frénétique contre la montre.

Malgré cette impression de « sur-place », nous regagnons l’Upper East Side, East Village en passant par Lafeyette Street (une parallèle à Broadway). Rue chouette pour boire des verres en fin de journée et décompresser après le travail. Les terrasses sont remplies et les trottoirs prennent le relais pour accueillir tous ces business Men & Women. On y découvre plein de bars vraiment mignons, et une ambiance fort sympathique.

DAY 5. MANHATTAN – GREENWICH VILLAGE – UPPER EAST SIDE – Central Park – 5th Avenue – Bryant Park – 6th Avenue – 14th Avenue

Greenwich village mérite définitivement de s’y attarder plus longtemps, c’est pourquoi aujourd’hui nous décidons d’y retourner et de prendre le temps de flâner dans ses rues aux belles façades résidentielles et aux petits magasins de quartier, assez chers et en vogue. Nous croisons des « petsitters » (promeneurs de chiens), pratique courante aux Etats-Unis, comme je pense dans beaucoup d’autres grandes villes où les propriétaires n’ont pas forcément le temps d’aller promener leur chien et chargent donc quelqu’un de le faire à leur place. Nous prenons un latté et un chocolat à emporter, le quartier est plutôt calme, NewYork se réveille doucement… C’est alors qu’au coin d’une rue, de vielles voitures de collection alignées le long du trottoir attirent notre attention. Il y a, semble-t’il, beaucoup d’animation de ce côté là et cela attise notre curiosité. Visiblement, un film ou une série est en train de se tourner sous nos yeux. Nous entrons dans une boutique sur le trottoir d’en face pour y admirer de belles pièces de bijouterie et on en profite pour demander au propriétaire du magasin ce qu’il se trame aujourd’hui! Il nous explique qu’il s’agit d’une nouvelle série produite par AMAZON, et qu’ils sont en train de tourner le pilote en cet instant même! Nous sommes chanceux! Je pensais que pour ce genre d’évènement, les rues étaient bloquées et que l’on empêchait les gens de passer mais je vois que ce n’est pas le cas et que finalement, ici en tout cas, les promeneurs font donc partie du décor, qu’ils le veuillent ou non 😉 Sans savoir comment, la conversation a complètement dévié de son sujet initial,  et nous nous retrouvons à parler de nos nouveaux présidents respectifs. Ce pauvre vendeur a l’air anéantis que Trump ait été élu. Il nous explique qu’il avait en plus investi beaucoup de sa fortune personnelle pour soutenir la campagne d’Hillary qu’il souhaitait voir élue présidente des Etats Unis.

C’est vraiment impressionnant comme les gens sont gentils ici dans le milieu du commerce. Chaque New-yorkais avec qui nous avons échangé depuis que nous sommes arrivés, s’est montré accueillant et content de discuter avec nous. C’est dans ce type de moment que je suis si heureuse d’avoir appris cette langue et de pouvoir m’exprimer comme je le souhaite. Pouvoir échanger avec les locaux, c’est tout de même essentiel dans un voyage pour en saisir toute sa beauté. J’ai longtemps souffert de cette sensation de blocage, d’échec, de frustration quand on veut demander quelque chose ou s’exprimer sur un sujet, échanger tout simplement, et que la barrière de la langue devient un véritable poison, qu’elle vous paralyse. C’est la raison principale pour laquelle, après mon voyage en Inde, je me suis promis d’apprendre l’anglais une bonne fois pour toutes. Je vois que je n’ai rien perdu, bien au contraire. Même si je ne le pratique pas au quotidien, en tout cas pas autant que je le voudrai. Mais je regarde toutes mes séries en anglais, les films également, mon téléphone est en anglais, bref j’essaie de l’intégrer à mon quotidien autant que possible et finalement je vois que ça marche et que non seulement je n’ai rien perdu mais que j’ai même davantage gagné en confiance. Bref, c’était une petite parenthèse. Tout cela pour vous dire que pour ceux qui désespèrent de leur niveau en anglais, ne perdez pas espoir! Jamais mes amis ou mes parents (ou mes professeurs) n’auraient pu penser qu’un jour je pourrais aller à New York et parler avec un local sans n’y rien comprendre !! 😉

Nous sortons peu à peu de Greenwich Village, et en remontant tranquillement dans Manhattan nous arrivons aux abords de Central Park, du côté de Colombus Circus. Central Park est LE parc incontournable de NYC. Vous l’avez sans doute déjà aperçu un bon nombre de fois dans des films et des séries tournés à NYC. C’est le passage obligé et surtout vous ne pouvez que difficilement le louper vu sa superficie complètement démentielle. En plein milieu urbain, Central Park est une bulle de verdure et de paix, loin de l’agitation de la ville. 341 hectares de nature (soit 4km sur 800m), perdus dans la jungle de Manhattan, vous offrant un spectacle étonnant. De grands espaces verts vallonnés, des lacs, des cascades, des rochers, des écureuils, des matchs de Baseball. Il y a même des routes qui traversent Central Park. Il y a beaucoup de touristes, surtout qu’aujourd’hui la météo est agréable, en tout cas bien davantage qu’hier. Des danseurs de rue font leur show, et déclenchent l’admiration mais également des fous rires dans l’assistance en racontant quelques blagues entre des acrobaties toutes plus vertigineuses les unes que les autres, et vous convainquent de laisser un billet pour les encourager dans la poursuite de leur art.

Plus loin, des couples de touristes nourrissent le cliché (tant redouté à mon avis de ces messieurs) en pagayant sur le lac. « SO romantic » !! ou pas… car en réalité ils sont au moins une vingtaine, ce qui rend la scène beaucoup moins charmante et plutôt comique à voir. Aux abords de la célèbre fontaine de Central Parc; d’autres se sont amassés autour d’un groupe de musiciens chanteurs, tendant l’oreille et se laissant emporter par ses voix magnifiques. Des couples de mariés asiatiques se font prendre en photos dans les endroits les plus beaux du parc. Il y en a tellement que je ne peux même pas compter le nombre de mariées qui réalisent leur rêve en cette journée dont elles se rappelleront toute leur vie. Ils sont concentrés, écoutant scrupuleusement les conseils du photographe pour ne rien gâcher de ce moment magique et garder en photo cet instant figé à jamais. Je marche dans ce parc enchanteur, toujours autant heureuse de voir tout ces petits écureuils à la fourrure tantôt grise, tantôt rousse ou noire. Il  y a des panneaux stipulant qu’il ne faut pas les nourrir mais c’est trop tard, je n’ai vu la pancarte qu’après, l’un d’entre eux aura donc eu droit à son micro morceau de cookies et moi à la caresse de son petit museau dans le creux de la main! 😉

J’ai du mal à imaginer que ce parc tant fréquenté le jour par les touristes, les familles, les enfants, puissent être si dangereux la nuit, devenant un terrain privilégié pour les criminels en recherche de leur proie. Il faut donc éviter de s’y balader une fois le soleil couché.

Nous pique-niquons dans Central Park, et nous prenons le temps de nous y reposer en regardant un entraînement de Baseball. Je n’y comprenais rien mais maintenant ça va un petit peu mieux. On va dire que ce jeu a repris du sens et donc de l’interêt à mes yeux. Je pense même que c’est un sport qu’il me plairait de pratiquer.

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Cette journée sera passée à toute vitesse. Nous avons encore beaucoup marché et le chemin du retour ne durera pas moins d’une heure et demi de marche. C’est donc tout naturellement, qu’après cette parenthèse, comme coupés du monde, nous rebroussons chemin. Profitant des derniers rayons du soleil, avec plus au nord de Manhattan, un avant goût de l’Upper East Side, quartier plus riche que le Lower east Side. Nous redescendons la 5th Avenue, avec ses boutiques de luxe, ses hommes et femmes courant après la montre dans leur costumes-cravates et leur tailleur haute couture. Nous apercevons la TRUMP TOWER, se fondant dans la masse des buildings, tous plus grands les uns que les autres. Les klaxons sont de nouveau de sortie. On croirait assister à un mariage, tout est une bonne raison d’appuyer sur le klaxon, c’est un vrai concert!

A quelques rues de Times Square, nous tombons sur un concert de musique latine dans Bryant Park. La foule danse par petits groupes autour de la scène, des couples se lancent dans des démonstrations de salsa. La bonne ambiance est là et nous nous prêtons au jeu, dansant nous aussi au milieu de cette foule, dans cet espace de verdure aux pieds des buildings, c’est magique cet instant. Comme si le temps s’était arrêté l’espace de quelques chansons et de quelques pas de danse. On en oublie les menaces et le sentiment de peur qu’il nous arrive de percevoir dans cette ville immense où des blessures anciennes se ravivent à chaque mauvaise nouvelles parues dans les journaux. Comme ces derniers jours, l’annonce de cet attentat en Angleterre, qui est sur toutes les lèvres depuis… Une parenthèse de joie et de bonheur partagé, avec des inconnus, sur une place en plein NYC. Quelle belle façon d’achever cette journée, sur une note positive et en chanson.

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Nous repassons par le village pour boire un verre en terrasse et clôturer cette journée de la meilleure façon qui soit, en étant heureux, tout simplement!

DAY 6. MANHATTAN – Portrait de Marc et Mei – WALL STREET

La pluie nous retient au loft ce matin. La pluie, mais aussi les bons croissants que Marc, notre hôte, nous a ramené d’une boulangerie à deux blocs d’ici. Il se faisait un point d’honneur à me les faire goûter, me disant que même en France il ne savait plus en faire de si bons. « Ils parlent de croissants au beurre mais on ne sent plus rien, on ne sent plus le beurre », me dit-il, plus triste qu’énervé.

Marc et Mei, sont deux personnes adorables qui nous ont ouvert les portes de chez eux pour ces deux semaines à NYC.

Marc est Français, mais Nyorkais d’adoption maintenant. Il vit à NYC depuis 50 ans. Ce qui explique qu’il cherche ses mots pour nous parler et que parfois, sans même s’en rendre compte, nous parlons en anglais ensemble alors que nous sommes natifs du même pays qui est la France. Il ne trouvait pas sa place en France et il la trouvée ici, à NYC qui l’a de suite accepté et offert la vie qu’il attendait. Marc est un artiste, c’est un photographe. Il vit de son art et les Etats Unis lui ont permis de laisser libre court à sa créativité. Lorsque je parle avec lui, il me décrit ce que j’ai ressenti en arrivant ici, cette énergie qui vous transporte et vous inspire. Cette énergie elle est tantôt positive tantôt négative mais, quoi qu’il arrive, elle apporte quelque chose, quelque chose en plus. C’est lorsqu’il a souhaité investir dans la pierre en achetant une propriété dans le sud de la France, qu’il a rencontré le père de Mamour qui s’était alors occupé à l’époque de tous les arrangements bancaires. De là en sont nés de réels liens d’amitié, presque fraternels entre eux et c’est tout naturellement que Marc a accepté à l’époque d’accueillir Mamour pour ses 8 mois de stage à NewYork, stage obligatoire dans le parcours de l’ESC; et de nous accueillir aujourd’hui pour ces deux semaines aux Etats-Unis. Il ne reviendra jamais vivre en France, même pour la retraite. Ce ne sont pas ses plans. Il a trouvé sa place ici et ne serait pas heureux ailleurs. Cette ville qui offre tant de perspectives et d’opportunités.

Marc, comme tout artiste qui se respecte, aspire à sa solitude, nécessaire pour sa créativité. Plusieurs pièces sont consacrées à son art dans le loft. Il vient tout juste d’acquérir une nouvelle machine pour imprimer ses photos, et il a aussi une chambre noire pour les développer comme à la vieille époque. Le matin, il se lève très tôt pour aller faire ses deux heures de Tai-Chi quotidiennes. J’ai proposé de l’accompagner mais il prend cela très au sérieux et pense que je ne peux pas venir faire un cours sans y avoir été initié quelques heures auparavant. Je pense que c’est surtout qu’il préfère être seul et garder ces deux heures comme son petit jardin secret, vital à sa survie ici dans cette grande ville où la foule a vite fait de vous engloutir. Lorsqu’il se déplace à l’extérieur du loft, c’est jamais sans ses boule-quies.

J’aime parler avec lui car il a toujours un avis sur tout, et une vision de la vie qui lui est propre. Il connaît beaucoup de choses sur NYC, qu’il a vu sans cesse évoluer, et d’ailleurs il nous dit que tous les dix ans à peu près, NYC est une nouvelle ville. Les quartiers changent sans cesse, pour certains disparaissent, tandis que d’autres deviennent tout d’un coup plus  la mode. NYC est une ville en constant mouvement, et c’est ce qui en fait une ville si spéciale, si énergique, si inspirante.

Marc et Mei se sont rencontrés à NYC et s’y sont mariés. Mei est malaisienne et vit à NYC depuis 30ans. Elle a ouvert son propre restaurant dans China Town, un restaurant à la carte surprenante, où recettes françaises et malaisiennes cohabitent sur la carte des menus, pour proposer toujours plus de choix à ses fidèles. Mei est un tout petit bout de femme, à la tête bien sur les épaules, qui pense davantage à leur avenir que Marc, veillant à s’assurer qu’ils puissent couler de vieux jours heureux le temps venu. Elle travaille beaucoup, et elle adore ça, faire la cuisine et avoir son propre restaurant. Ce qu’elle aime un peu moins c’est de devoir manager les gens et « dealer » avec l’aspect humain de ce métier. Cuisiner des heures non-stop lui pose bien moins problème que de devoir régler les conflits d’orgueil entre employés et les querelles inutiles. Mei sait ce qu’elle veut et se donne les moyens de l’obtenir, sans râler, sans se plaindre et toujours avec le sourire. Même lorsqu’elle rentre tard du restaurant, si nous sommes encore réveillés, elle prend le temps de nous parler et de nous conseiller sur nos futurs projets pour faire les bons choix. Nous apprenons des tas de choses sur NYC et son fonctionnement. Comme la raison pour laquelle il y a beaucoup de locaux qui sont vides, et qui ne trouvent pas de locataires. Elle nous explique que ce sont les loyers trop chers qui tuent les petits commerces, ceux-là même qui faisaient pourtant le charme de NYC. Ce qui se cache derrière ces grands espaces abandonnés, c’est une loi vielle comme le monde, qui diminue les taxes de ceux possédant des espaces vides. Cela va totalement à l’encontre du fonctionnement de l’économie, mais la loi n’a jamais été changée depuis.

Or, entre temps, certains quartiers ont explosé, notamment celui de Tribeca où se trouve leur loft. Lorsqu’ils sont entrés dans ce logement en tant que locataires il y a un petit peu plus de vingt ans, on leur a proposé de l’acheter pour 300000$. Ils avaient trouvé ça beaucoup trop cher pour l’époque mais aujourd’hui,  20 ans plus tard, leur loft vaut 3 millions de dollars. Elle trouve cela complètement démentiel. Lorsqu’on lui parle de Bordeaux et de l’engouement notamment immobilier que la ville suscite en ce moment, tel un effet de mode, elle nous dit de ne pas penser que cela va forcément chuter  un jour, que c’est très français cette façon de penser. Qu’il faut se focaliser sur les raisons qui font que la ville explose, et se demander qu’est ce qui ferait que ces raisons n’en soient plus dans quelques années. S’il n’y a pas de raison que cela change, alors il faut rester positif et investir, être visionnaire. NYC ne cesse son ascension depuis maintenant un très bon nombre d’année et ce n’est visiblement pas près de s’inverser.

Quand nous quittons enfin le loft, nous décidons d’aller nous balader (sous la pluie qui n’a pas cessé un seul instant) du côté de Wall Street. Mei nous a recommandé un magasin où l’on peut faire de très bonnes affaires sur des produits de marque TJ-MAX. Nous en profitons pour faire un petit tour du quartier et tombons nez-à-nez avec la plus chère station de train du monde (7 ans pour la construire et 4 millions dépensés) construite sur les vestiges des Twin Towers. Nous aurons l’occasion plus tard de rentrer dans cette gare démentielle et de prendre de meilleures clichés de Wall Street.

En rentrant, nous nous arrêtons au restaurant de Mei pour manger. Nous nous régalons. N’hésitez pas si vous venez à NYC, vous ne serez pas déçus ! Et enfin vous verrez une carte sans Burgers et sans sandwich 😉 ça se fait rare ici !

 

 

Pour le restaurant de Mei, le lien est par ici 🙂

https://www.tripadvisor.fr/Restaurant_Review-g60763-d4080738-Reviews-Aux_Epices-New_York_City_New_York.html

J’ai encore plein de choses à vous raconter mais il faudra attendre le prochain article … 😉

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