« Les vertus de l’échec » par Charles Pépin

Observer la réaction de mon entourage lorsque je leur parle de ce livre, c’est se prendre en pleine face la connotation négative que revêt le mot « échec » dans notre culture française et, plus globalement, dans la culture européenne.  Lorsque je leur énonce le titre « Les vertues de l’échec », ils ne retiennent que le mot « échec » et me disent, presque à l’unisson : « Ah beh dis, donc c’est gai ce que tu lis!! » Mais, oui, justement c’est gai!! Ce livre est la clef pour savoir comment vivre ses échecs de la manière la plus positive qui soit et y voir un message optimiste pour la suite. Cet ouvrage très instructif explique et décortique divinement bien l’appréhension de l’échec dans notre société et nous permet de l’aborder différemment.

J’ai toujours été très dure avec moi-même; je laisse droit à l’erreur aux autres  et je vais être la première à leur dire de ne pas baisser les bras et de croire dur comme fer en leurs rêves ou leurs projets (finalement n’est ce pas la même chose ??) mais je n’agis pas du tout comme cela en ce qui me concerne et je fais un coach pitoyable pour moi-même.  C’est avec une aisance parfois déconcertante que je m’impute tous mes échecs mais ne m’octroie pas tout le mérite de mes « victoires ». Comme d’autres se cherchent des excuses pour justifier leurs faux pas, j’ai celles qui me sont propres pour expliquer ma réussite et la plupart m’excluent bien sur! « J’ai eu de la chance », « c’était facile » , « oui mais, sans cette personne ….  » enfin, j’en ai toute une panoplie !  Difficile de s’aimer, encore plus de savoir se récompenser.

Pour la plupart d’entre nous, nous gérons et vivons mal nos échecs,  cela provient en grande partie de notre éducation et plus généralement de notre culture. C’est effectivement propre à la culture européenne. Les américains, a contrario, savent tirer profit de leurs échecs avec brio; « l’ American Dream » ce n’est finalement pas ce que l’on croit, tout n’arrive pas tout cuit dans le bec! En réalité, la route est semée d’embûches qui aident à peaufiner son projet et le mener à bien, trouver d’autres chemins, s’y prendre d’une autre manière, mais ne surtout pas abandonner! On réussi mieux en apprenant de ses erreurs, par la persévérance, en développant sa confiance en soi, en acceptant que la vie n’est pas linéaire et qu’il y a toujours des impondérables.

Lorsque cela ne se passe pas comme prévu et que vous le vivez comme un échec, vous  avez cette fâcheuse tendance à penser que tout est de votre faute, vous vous flagellez, vous vous trouvez nul ou nulle. Pourtant, cela ne vous paraît pas un peu facile quelque part de simplement se dire que tout est de votre faute? Dans la vie il n’y a pas que vous! Il y’a les circonstances, le contexte, l’humain, la conjoncture, etc …. Et tout cela va venir jouer aussi sur ce qu’il se passe. Il faut en prendre conscience pour être moins dur avec vous-même.

Attention, nous sommes bien d’accord, se remettre en question est très important voir même primordial et indispensable pour avancer et retirer du positif de n’importe quelle situation d’échec, se relever plus fort; mais cela serait bien trop injuste de vous imputer la totalité de cet échec et de porter toute cette culpabilité sur vos épaules. Injuste et un tantinet égocentrique quand on y pense…

Plus facile à dire qu’à faire, encore une fois, me direz vous! Il s’agit là pourtant de la clef de toutes les réussites et de tous les aboutissements. Regardez autour de vous, il y a des tonnes d’exemple flagrants, ou lorsque l’on prend le temps de gratter un peu et de remonter dans l’histoire, chaque réussite a eu d’abord son lot d’échecs, sans lesquels cette réussite n’aurait dans la plupart des cas, si ce n’est tous, jamais pu avoir lieu! (et je trouve encore ici tout le sens de l’adage qui rythme ma vie « tout arrive pour une raison » qui n’est rien d’autre qu’un synonyme de « ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort ».)

Une fois que l’on a compris ça, on se forge alors une résistance à l’échec inébranlable. Comment voulez-vous ne pas réussir??

Il ne s’agit pas d’y aller tête baissée, de foncer dans le tas coûte que coûte, mais bien de prendre le temps de comprendre pourquoi cela n’a pas marché. Mais, pas trop de temps non plus, car l’important est de savoir rebondir, « move on », tourner la page; en s’adaptant et en rectifiant quelque peu le scénario pour éviter que la même chose ne se reproduise et il n’y a pas de raison pour que cela ne marche pas.

Vous l’aurez compris, ce livre ma beaucoup inspirée et je l’ai parcouru avec énormément d’attention. Il m’aide parce que, comme je vous l’ai confié au début de cet article, je suis vraiment très loin d’être le genre de personne à se lancer des fleurs, mais plutôt du style à retourner le couteau dans ma la plaie quand quelque chose n’a pas tourné rond. J’ai toujours voulu tout réussir. Comme la plupart je souffre de ce syndrome selon lequel échouer c’est être nul, ne pas y arriver c’est ne pas être faite pour ça, que mes projets étaient bien trop ambitieux et je remet tout en question. Parfois, même après avoir lu ce livre, je me surprends à penser qu’il est possible de tout réussir à condition de s’en donner les moyen. Mais cela n’est pas viable de raisonner de la sorte, cela ne donne aucune place à l’aleas qui pourtant je l’ai compris maintenant existe bel et bien et je n’ ai aucune incidence dessus. J’ai cette facheuse tendance à mettre tout en oeuvre pour éviter d’être en situation d’échec alors qu’au final, il est prouvé par A+B que les gens qui échouent, réussissent d’une plus belle manière et sur un plan plus durable que quelqu’un qui a toujours tout réussi du premier coup sans jamais avoir à se remettre en question.

Les exemples les plus probants se retrouvent dans le sport. Je ne vais pas vous citer ici les exemples car tout est dans ce livre et je ne ferai que répéter ou faire du plagiat. Si ce sujet vous intéresse, je vous conseille vivement d’acquérir ce super bouquin, abordable par tous car cela reste de la philosophie pour tout un chacun. Pour ma part, philosophe dans l’âme, j’ai personnellement adoré les multiples références faites aux grands philophes de ce monde que sont Marx, Nietzsche et j’en passe…

C’est toujours réconfortant de voir que l’on peut apprendre sur soi encore et encore, et ainsi apprendre à être meilleur. Ce qui est beau dans l’être humain c’est qu’il est sans cesse perfectible, encore faut il vous accorder le droit de changer et ne pas avoir peur d’aller au delà de votre zone de confort, ne pas redouter l’échec en le voyant comme un ennemi mais plutôt comme un accompagnateur sur la route de vos succès.

 » Déjà essayé. Déjà échoué. Peu importe. Essaie encore. Echoue encore. Echoue mieux. »

Voici une vidéo très interessante à découvrir sans plus attendre:

http://www.arte.tv/guide/fr/072455-006-A/philosophie

Et le lien pour acheter le livre :

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