Je dépense donc je suis ?

J’aime acheter, rentrer à la maison avec de nouvelles affaires, dans lesquelles je me sens belle et « fraîche ». Des fois, je me sens coupable aussi mais ça ne dure jamais bien longtemps j’avoue, je plaide coupable avec plaisir !

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Il faut savoir que j’ai toujours été considérée comme une dépensière. J’ai longtemps été celle que mes copines prenaient avec elles pour les accompagner faire du shopping, sachant pertinemment que ce serait moi qui repartirais avec le plus de sacs! Je n’avais aucun scrupule à craquer pour une veste que je ne porterai parfois jamais, pour des chaussures si originales qu’elles ne pouvaient aller qu’à moi, à me mettre à découvert pour avoir LA tenue de la soirée. Puis, il y a eu ces 2 ans à Dublin.

Déjà, pour partir, j’ai décidé de trier au max mes affaires, me disant que là-bas, la mode serait différente, ce serait l’occasion de repartir à zéro. Ce sont mes copines qui ont été plus que ravies de récupérer ma garde robe ! Comme prévu, j’ai refait mon dressing en Irlande.

C’est à ce moment ensuite que mon rapport au shopping a changé, je dirais même basculé, du coter obscur de la force. J’ai arrêté d’acheter, arrêté de dépenser ! Impensable pour ceux qui me connaissent, mais indispensable pour le projet que j’avais en tête. Ce beau projet de voyager, pendant 6 mois, 1 ans, je ne savais pas encore. Mais en tout cas, ce que je savais c’est que je devais me délester d’un maximum de choses. J’ai donc organisé un vide dressing avec mes copines rencontrée là-bas, encore des heureuses !! Et surtout, je devais économiser ! Alors, fini de dépenser dans tout et n’importe quoi, surtout qu’en plus, j’allais déménager donc aucun intérêt de continuer à garnir ma garde robe pour ensuite tout devoir transporter de l’autre côté de la manche. C’est ainsi que j’ai guéri de mon addiction au shopping, comme une thérapie, cela m’a obligée à réfléchir avant d’acheter. Chose que je ne faisais absolument pas avant. Ca me plaisait, j’achetais. C’était aussi simple que ça.

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Là, je me posais les bonnes questions, savoir si cela était vraiment indispensable, ou pas. Au final, je me rend compte que rien n’est véritablement indispensable !! Et au lieu de me sentir bien en sortant d’un magasin avec ma nouvelle acquisition sous le bras, je me sens triomphante en sortant sans rien. Je suis fière de moi, et c’est ainsi que lentement mais surement le changement s’est opéré, la tendance s’est inversée. Moins j’achète, plus je me sens en maîtrise, plus je me sens bien, légère, et libre. Libre de partir.

J’ai vécu avec deux shorts et deux T-Shirt pendant un mois en Inde, puis pendant 6 mois en Asie et en Australie. Je sais que c’est tout à fait possible de vivre avec si peu, et de vivre bien. Je n’ai depuis, jamais vraiment perdu cette petite voix qui me pousse à réfléchir avant d’acheter. Je ne marche plus qu’au coup de coeur, au vrai. Si ça me plait vraiment, sans que je n’ai à me poser trop de question alors je fonce.

Depuis que je suis de retour en France, et que j’ai retrouvé un travail, ma garde robe s’est regarnit, comme par magie (enfin pas vraiment, faut de l’argent un peu quand même aussi tire-la-langue-cligne). Mais je vous avoue que loin de me satisfaire, cela m’angoisse parfois. A chaque achat, fringue ou déco, j’ai la sensation de m’encrer un peu plus à ma vie d’aujourd’hui, à la France. Non pas que ça me déplaise, je suis très heureuse de la vie que je mène, de mon emménagement à Bordeaux, de mon retour en France, mais dans un coin de ma tête j’aime penser qu’à tout moment, ma vie peut basculer, encore. Et pour cela, j’ai besoin d’être libre. Et donc d’être légère. Plus j’achète, et plus je suis lourde ; plus je suis encombrée pour partir. J’ai du mal à me défaire de cette façon de penser. Pourtant, il le faut car nous devons vivre au jour le jour, sinon vous imaginez ? Plus personne ne consommerait rien et c’est l’Etat qui ne serait pas content ! ha ha Le monde ne pourrait plus tourner aussi rond au final.

J’ai lu un article sur ces gens appartenant malgré eux à un courant complètement inverse à celui du matérialisme. Comment on appelle ça déjà ? Ah oui , le minimalisme. Par exemple, je trie beaucoup, alors qu’avant je gardais tout, de façon un peu maladive parfois. Il fallait que je garde. Jeter ? Non mais ça ne va pas la tête, tout avait son importance, son rôle à jouer, sa place à défendre, et tout pouvait toujours resservir. Alors, non, je ne jetais pas, sauf sous l’extrême menace. Et puis, il y a eu la vie, les déménagements, les cartons à faire, à défaire. Parfois, c’est un peu l’enfer. Je n’ai plus eu envie de faire du tri seulement quand je déménage alors, régulièrement, quand je me retrouve en possession de quelque chose que j’aurai avant relégué au fin fond d’un tiroir « fourre tout » ( je suis sûre que vous avez vous aussi ce genre de tiroir chez vous ??), je me pose vraiment la question de son utilité et 99,999% des fois, je jette. Je me suis reconnue dans ces articles car ces personnes se décrivent comme plus libres, dans un espace qu’elles maîtrisent, et non par lequel elles pourraient se sentir envahies.

Peut-être qu’il y aura parmi vous des personnes qui se reconnaîtront également dans mon histoire ? Alors finalement, je dépense donc je suis ; ou ne serait-ce pas tout l’inverse ?? je vous laisse méditer là-dessus et surtout, n’hésitez pas à me donner votre avis !

Très bonne semaine à tous, des bisous  🙂

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