Et la fessée alors au final, on en pense quoi ?

C’est en me rendant au travail que je suis tombée sur ce débat à la radio à propos de l’hypothétique mise en place de l’interdiction de la fessée en France, à l’instar de 44 autres pays du monde. J’ai tout d’abord sous-estimé la question, puis les différentes interventions des auditeurs ont attisé tour à tour ma curiosité, puis mon indignation et enfin mon incompréhension.

Je pense qu’aujourd’hui on a quand même des choses bien plus importantes et graves à traiter et à gérer en France que la question de la fessée, à interdire ou non sur nos enfants. Alors bien sur, si l’on rejoint l’avis de certaines personnes qui considèrent que la fessée est  synonyme de violence sur les enfants et peut être comparée à la violence faite sur les femmes ; alors oui effectivement, il faut bien sur s’insurger et réagir fermement et rapidement à cette atrocité ! Mais suis-je la seule à être choquée de cet amalgame ?

Chaque parent gère son éducation comme il le souhaite, et surtout COMME IL LE PEUT ! Ce genre de débat ne fait qu’accroître la culpabilité des parents qui tentent de faire de leur mieux et qui parfois ont recours à la fessé car ne voient plus que cette alternative pour se faire respecter. Pour ma part, j’en ai pris quelques unes, je m’en rappelle encore, et je pense que cela m’a bien servie ! Alors bien sur le dérapage est vite arrivé, la limite difficile à définir et les frontières de l’acceptable vite franchies ; dans certains foyers cela peut s’apparenter à de la maltraitance physique ; comme pour tout il y a des dérives regrettables, et j’en suis la première désolée. Mais faut-il pour cela , tout interdire ?

Il fut une époque où lorsqu’on se comportait mal à l’école, on prenait une sanction par le maître d’école et le double à la maison. Aujourd’hui, on porte plainte. Et maintenant on va venir dire aux parents ce qu’ils doivent faire ou pas. Force m’a été de constater qu’il perdure énormément de tabous autour de l’éducation, de la grossesse, du baby blues, de la vie de parents en général, et je ne pense pas qu’alimenter ce genre de débat fasse grandement avancer les choses, bien au contraire. Les parents vont maintenant se sentir juger les uns par les autres, et certains vont se permettre de donner leur avis sur ce qui, pour moi, relève de la sphère privée de chacun. De toute façon il me parait très difficile de mettre en pratique cette interdiction sans sous-entendre la délation, à partir du moment où cela concerne un acte qui se pratique généralement dans ce qui appartient au domaine de la vie privée.

Tout interdire afin d’éviter la dérive, c’est tout bonnement éviter le problème. Pourquoi ne pas tout simplement COMMUNIQUER autour de ce sujet, PROPOSER des alternatives efficaces à la fessée et DONNER UNE AIDE, UN SOUTIEN aux parents, plutôt que de chercher à les punir, les incriminer et sous-entendre que parce qu’ils recourent à la fessée ce sont des mauvais parents qui ne savent éduquer correctement leurs enfants qu’en utilisant la violence. C’est peut être un tout petit peu extrême, non ?  Et au-delà d’être extrême, je dirai même injuste; ce qui, excusez moi du terme, « l’a fou » un peu mal pour une loi !

Il se peut qu’en écrivant ce post je me heurte à des personnes qui soient totalement contre ce procédé, et tout point de vu se respecte et se défend. Mais encore une fois où est la limite ? Afin de limiter les actes de pédophilie, il serait donc de bon augure d’interdire aussi de donner le bain à son enfant ou de lui faire tout simplement des câlins ? C’est malsain de raisonner ainsi, on est bien d’accord ?

J’ai toujours pensé que la communication valait bien mieux qu’une interdiction. Les parents ne sont rien d’autres que des grands enfants avec des responsabilités, des rides et des cheveux blancs, mais ils sont toujours en apprentissage car dans la vie, on apprend tout au long…

Un parent ça apprend, ça s’éduque et ça avance ; et surtout ça aime ses enfants, même si la minute d’avant il a du mettre une fessée (qui lui a sans doute beaucoup couté !!) parce que la parole ne suffisait plus à ce moment là. Il est important de ne pas tout confondre, de remettre chaque chose dans son contexte, et de ne pas dramatiser une « pratique » qui a toujours existé et qui a permis à des générations à travers le temps et l’histoire, de se forger.

Comme c’est un sujet qui m’a amenée à m’interroger, je me suis dit qu’il avait du certainement en être de même pour vous, d’où cet article ! 😉

 

 

 

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