Retour à la « Réalité » …

Tout le monde parle du bonheur de voyager, très peu du retour et de l’acclimatation qui peut parfois s’avérer plus compliquer à vivre pour certains d’entre nous que pour d’autres. Un sentiment de décalage et de non-appartenance surgit alors. On ne le ressent pas forcément au départ où l’euphorie de retrouver les siens, et de se sentir de retour à la maison prend le dessus sur ce sentiment d’abandon.

On ne retrouve pas un travail de suite lorsque l’on rentre de l’étranger. Selon le cas de figure, ce temps peut être plus ou moins long. On se sent alors démuni et désemparé de ne pas trouver ce que l’on est venu chercher en rentrant à la maison, à savoir un confort, un équilibre, une vie de nouveau bien rangée. On se sent certes en dehors du moule, mais le mal du pays ne se fait pas sentir pour autant. On profite de ce chômage imposé qui finalement nous laisse ce sentiment de liberté qui nous etait si cher de l’autre coter du globe, notre sac sur le dos, avec pour meilleur ami le guide du routard et notre livre de chevet préfèré près à être dégainé à la moindre occasion. On en profite pour s’adonner à tout ce qui nécessitait du temps que l’on avait pas auparavant, avant de partir sur les routes. On crée un blog, on réalise des recettes, on fait du sport, on élabore des futurs projets… On espère chaque jour trouver du travail et puis ce jour arrive … !

A ce moment là, c’est l’effervescence, la joie d’enfin retrouver une reconnaissance sociale et de pouvoir répondre à la sempiternelle question « alors??  Tu as trouvé quelque chose ??? ». On ne sait même pas si ce travail nous plait ou pas, tout ce qu’on voit c’est juste la possibilité de pouvoir enfin à nouveau voler de ses propres ailes, retrouver une intimité avec son cher et tendre, et se consacrer à son petit nid. Les premiers salaires tombent et on est bien contents d’en profiter pour meubler son nouvel appart, faire des resto, partir en week-end en amoureux, faire du shopping… La belle vie !

Parce qu’être heureux, ça ne dépend pas de nous mais de l’environnement dans lequel on évolue et de la définition du bonheur qui s’y adapte. A l’étranger, le bonheur c’est juste de mettre le nez dehors, de se demander ce qu’aujourd’hui on va bien pouvoir aller encore découvrir, où est ce que l’on va dormir ce soir, sentir le soleil qui caresse sa peau, s’émerveiller de tous ces décors inconnus, plonger dans des eaux turquoises, prendre le temps.

En France le bonheur passe par la possession et donc par l’argent. On se surprend à désirer des choses matérielles dont va dépendre notre sensation de bien etre. Un joli canapé, une belle voiture, plein de paires de chaussures que l’on peut assortir avec tous ses habits, un bon resto avec des amis, des week-ends à l’étranger…. Et ce bonheur là il n’est pas gratuit. Quand on dit que l’argent ne fait pas le bonheur, cela n’a jamais eu autant de sens qu’aujourd’hui.

Certes, pour la plupart nous n’avons pas à nous plaindre. La définition du bonheur telle qu’on la connaît en France est accomplie pour beaucoup d’entre nous. Cependant, parfois elle ne suffit pas à nous rendre pleinement heureux. Se contenter du bonheur tel que vécu durant des mois de voyages autour du monde irait amplement, seulement on ne peut pas vivre en France comme cela. Il y a les factures, le loyer, la retraite… Et on en revient toujours au  même: il nous faut de l’argent ! Ah non, une chose est sûre, l’argent ne fait pas le bonheur, à moins qu’il ne vous tombe tout cuit dans les mains en gagnant à l’euro million !!

Alors on cherche son bonheur dans chaque petit instant de la vie, en essayant de garder au maximum son insouciance . Dans le regard de ses neveux, dans les câlins de ses frères et sœurs, dans les bras de son amoureux, dans les paysages qui parfois nous entourent depuis toujours et que l’on ne remarquait pas, on prend alors le temps des les regarder et de les contempler, dans les moments passés entre amis, dans un bon livre que l’on dévore, dans un blog où l’on écrit et transmet aux autres ses pensées parfois les plus intimes en se disant que l’on aidera peut être d’autres personnes en leur montrant qu’elles ne sont pas seules… Dans toutes ces choses qui n’ont finalement pas de prix. Et puis, on ne cesse jamais de rêver et de se projeter pour la réalisation de ces rêves.  Tout est possible à condition d’y croire et de ne jamais se dire qu’il est trop tard. Je le dis souvent mais la vie est faites de choix, faites que les vôtres  vous rendent heureux.

Et pour en revenir à l’objet de l’article de ce jour, car je me suis un peu éloignée en chemin, même si le retour à la réalité est parfois difficile, souvenez vous qu’il n’y a de réalité que la votre, que personne ne peut vous imposer la sienne comme étant la réalité absolue. Cette phrase de  » retour à la réalité » ne veut rien dire, car en fait que signifie vraiment le mot « réalité » ?

Chacun est maître de son destin.

2016 arrive à grands pas , prenez donc les raines, ne remettez pas à plus tard, donnez vous les moyens, et allez au bout de vos idées et de votre réalité !

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